L’invisible, qui compose le monde dont nous faisons partie, nous invite à repenser poétiquement les liens qui peuvent exister entre les espaces, les lieux, les êtres, le vivant et à autrement vivre le présent.
Je réalise des séries de collages numériques de photographies de rues que je parcours au fil de mes pérégrinations. De l’Amérique du nord à l’Europe, ces tissages numériques, les «Tunnels invisibles», matérialisent les liens entre les espaces.
Tunnels Invisibles
Nous marchons sur un sol en constante transformation. Marques, cassures, fissures, ornementations, nature qui tend à reprendre ses droits…
Les indices du passage du temps, des hommes, de l’érosion et des actions extérieures sont innombrables. Ces traces mémorielles peuplent notre champ de vision et semblent communiquer d’un espace à l’autre, d’une rue à l’autre, d’un pays à l’autre. Les liens qui relient ces lieux, ces matériaux sous nos pieds restent souvent invisibles à première vue.
Lors de mes passages impromptus ici et là, je lis, tisse et rassemble ce qui fait vie sous mes pas ; ce qui me porte et me permet d’être au monde. Quand deux lieux s’appellent l’un l’autre, je les rassemble et les fusionne afin de matérialiser cette revendication silencieuse.